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Les animaux utilisés dans les cirques du monde entier (comme en Amérique du Nord, en Europe et dans de nombreux pays en développement) passent leur vie isolés dans de petites cages grillagées arides, sans exercice normal ni socialisation avec leurs congénères. Ils sont transportés de ville en ville dans des remorques de camions non climatisées ou des wagons étroits, et se trouvent enchaînés ou confinés jusqu'à 95 % de leur vie.


1. Le traitement spécifique de certains animaux

  • Les éléphants : Souvent capturés sauvages bébés puis arrachés à leur mère, ils subissent le « phajaan » (méthode de brisage d'esprit) en Asie ou un dressage par l'isolement et la terreur en Occident. Pour les contrôler, les dresseurs utilisent l'ânkus (ou bulle-hook), un crochet métallique acéré planté de force dans les zones les plus sensibles de leur peau (derrière les oreilles, autour de la trompe et sur les pattes). Attachés par les membres pendant des jours, ils développent de l'arthrite sévère à cause des sols durs en béton et des mouvements répétitifs.
  • Les grands félins (lions, tigres, pumas) : Entassés dans des cages de transport où ils peuvent à peine se retourner, ils passent des années dans l'obscurité relative des camions-casiers entre deux représentations. Pour les forcer à sauter à travers des cerceaux de feu ou à obéir, les dresseurs utilisent des fouets, des barres de fer munies de pointes et des chocs électriques réguliers, exploitant leur peur panique du feu et de la douleur.
  • Les grands singes (chimpanzés, orangs-outans) : Séparés prématurément de leur mère, ils sont habillés de vêtements humains ridicules, forcés de marcher debout (ce qui détruit leur colonne vertébrale) et enfermés dans des cages métalliques individuelles qui les privent de tout contact visuel ou tactile avec leur groupe social, provoquant chez eux une détresse psychologique extrême.

2. Conséquences psychologiques et comportements névrotiques

Aucun animal sauvage ne se porte bien dans un cirque. La captivité et la privation génèrent des souffrances chroniques qui se traduisent par des troubles mentaux profonds, appelés stéréotypies. Par exemple :

  • Les félins tournent en rond sans s'arrêter dans leur minuscule prison ou se mutilent la queue et les pattes en les mordant.
  • Les éléphants se balancent continuellement de gauche à droite ou hochent la tête frénétiquement pour tenter d'apaiser leur anxiété.
  • Les singes s'arrachent les poils, s'autodétruisent la peau ou se balancent de manière obsessionnelle.
  • Les girafes lèchent frénétiquement les murs froids et les barres en métal, ce qui provoque des usures dentaires mortelles et des troubles digestifs.

3. La réalité du dressage par la peur

Les animaux ne réalisent pas des tours complexes et contre-nature (comme faire du vélo, marcher sur un fil ou sauter dans le vide) par amour de la performance ou pour une récompense alimentaire, mais uniquement par terreur des punitions. La domination physique et la douleur font partie intégrante de leur conditionnement quotidien. Ils sont battus, fouettés, affamés et soumis à des décharges électriques pour que la peur de l'humain lise l'instinct de survie, les forçant à accomplir des actes absurdes au milieu des projecteurs et du bruit assourdissant des gradins.

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