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Nous savons que les vaches sont des êtres qui ont la capacité de ressentir des émotions complexes. Il a été prouvé scientifiquement, avec de nombreuses données, qu'elles possèdent le même substrat neurologique générateur de conscience que les humains.


Peu importe le label, il n'y a aucun moyen d'obtenir des produits laitiers qui ne cause pas de souffrance à ces animaux. Les vaches subissent une gamme de souffrances physiques, de stress et de peur, que la ferme soit biologique, de plein air, nourrie à l'herbe, etc. Elles sont attachées à des dispositifs de traite brutaux qui leur infligent des chocs électriques et causent souvent des abrasions. Leurs trayons supplémentaires sont coupés, leurs cornes sont la plupart du temps tranchées, elles sont mutilées à vif, par exemple, on leur coupe la queue. Les vaches, on le comprend bien, ne veulent pas coopérer, alors on les frappe à coups de poing et de bâton, on leur tord la queue, on les pique avec une fourche, on les poignarde, etc. Elles passent leur vie, dans presque tous les cas, sans exercice, sur du ciment ou du métal dans leur propre urine et leurs excréments, et finissent par devenir boiteuses, comme 100% des vaches qui ne vivent pas au pâturage. Il y a plus de souffrance dans un verre de lait ou un morceau de fromage que dans un morceau de chair, car même si les animaux consommés pour leur chair vivent une vie de misère et sont tués dans la terreur et la douleur, ils meurent jeunes.


1. LE CYCLE DE LA REPRODUCTION FORCÉE ET L'EXPLOITATION REPRODUCTIVE

Pour produire du lait, les taureaux doivent être masturbés à la main ou avec un électro-éjaculateur inséré dans l'anus jusqu'à l'éjaculation. Les vaches sont confinées (souvent enchaînées dans des stalles entraînées) et inséminées de force à répétition : un travailleur agricole introduit sa main dans l'ouverture sexuelle de la vache et y injecte du sperme avec un dispositif en acier ou un pistolet à sperme afin de la féconder. Dans les élevages où les éleveurs n'ont que quelques vaches, lorsque ces dernières entendent ou voient arriver le vétérinaire, elles s'éloignent le plus possible car elles se souviennent du pistolet qui sera enfoncé en elles. Les vaches ne sont pas faites pour être constamment enceintes, pourtant elles sont maintenues dans un cycle continu de gestation et de lactation jusqu'à ce que leur corps soit totalement épuisé. Alors qu'elles pourraient vivre environ 25 ans dans la nature, elles sont abattues entre 4 et 6 ans lorsqu'elles sont à bout de forces. De plus, pour maximiser les profits lors de l'envoi à l'abattoir, les éleveurs s'arrangent souvent pour que les vaches soient de nouveau pleines et que leur veau soit sur le point de naître.


2. LE VOL DES VEAUX ET LE DÉCHIREMENT MATERNEL

Immédiatement après la mise bas, les veaux sont arrachés à leur mère pour que le lait produit pour eux soit vendu aux humains. Cette séparation provoque un choc immense, laissant les mères désorientées pleurer de détresse, beugler et chercher leur petit pendant des jours, parfois des semaines. Les bébés mâles, considérés comme un sous-produit sans valeur de l'industrie laitière, sont soit abattus d'une balle dans la tête peu après leur naissance, soit castrés, isolés dans de petites logettes individuelles au milieu d'enclos pour veaux, écornés avec ou sans anesthésie, nourris d'un substitut à base de soja, et condamnés à une courte vie de souffrance avant d'être abattus pour la viande de veau. La grande majorité des femelles connaîtront le même sort tragique que leurs mères.


3. LES PRATIQUES SPÉCIFIQUES AUX FERMES DITES \"BIOLOGIQUES\"

On pourrait croire à tort que les vaches des fermes biologiques sont épargnées, mais c'est l'inverse. Puisqu'elles ne peuvent pas recevoir d'antibiotiques en cas d'inflammation de la glande mammaire ou des mamelles (mammite bactérienne contractée à cause de trayons endommagés par les machines), et qu'elles vivent dans des conditions non naturelles, des méthodes barbares sont appliquées : un outil spécial est vissé dans leur pis et tiré vers le bas avec force, infligeant une douleur atroce, une procédure qui doit être répétée à plusieurs reprises.


4. LES CONDITIONS EXTRÊMES ET LES MUTILATIONS EN ÉLEVAGE INDUSTRIEL

Pratiquement tous les produits laitiers proviennent de systèmes industriels où 92% des vaches passent leurs journées entravées à un poteau. En plus des chocs électriques, des abrasions et des coups, certaines vaches subissent des chirurgies de mutilation extrêmes, devenant des « vaches à hublot » ou « vaches fistulées », c'est-à-dire que leur flanc est percé et scellé par un bouchon en plastique pour permettre aux chercheurs et aux éleveurs d'inspecter directement leur estomac et leur digestion sans considération pour leur intégrité physique.

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